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Préparer un surf trip : six décisions, dans le bon ordre

Photo Surfboard rack

Un voyage de surf se prépare dans un ordre précis, et le premier arbitrage n’est ni la destination ni la date : c’est de savoir si vous emportez vos planches. Cette décision commande le budget, le choix de la compagnie, et parfois la destination elle-même.

Voici les six décisions à prendre, dans l’ordre où elles se posent.

Emporter ou louer : la question qui précède tout

Contrairement au bodyboard, où emporter son matériel est presque toujours la bonne réponse, la location est en surf une option sérieuse.

Elle se justifie dans trois cas : un séjour court, une destination où le parc de location est correct, et un voyage où le surf n’est qu’une activité parmi d’autres. Elle permet aussi d’essayer des formes que l’on n’achèterait pas.

Emporter se justifie dès que le séjour dépasse une dizaine de jours, dès que le niveau technique rend le matériel personnel déterminant, et systématiquement pour une destination à vagues sérieuses, où une planche inconnue devient un facteur de risque.

Le calcul se fait sur le supplément bagage aller-retour, à vérifier compagnie par compagnie sur la page des équipements sportifs, comparé au tarif de location hebdomadaire local.

Le transport, et ce qui casse réellement

Une planche ne casse presque jamais en vol. Elle casse sur les tapis à bagages, dans les soutes mal chargées, et surtout dans les trajets terrestres à l’arrivée.

Trois précautions couvrent l’essentiel :

  • Protéger le nose et le tail, qui encaissent tous les chocs. De la mousse de tuyauterie fendue, glissée sur les extrémités, coûte quelques euros et évite la majorité des dégâts.
  • Retirer les ailerons et les emballer séparément. Un aileron laissé en place agit comme un levier et arrache son boîtier.
  • Remplir les vides avec les combinaisons et les serviettes. Une planche qui bouge dans sa housse se marque toute seule.

Un boardbag double coûte souvent le même supplément qu’un simple et permet d’emporter deux planches : c’est le seul cas où la deuxième planche est presque gratuite.

Prévoyez enfin de quoi réparer sur place. Un kit de résine solaire tient dans une trousse, et la méthode est dans comment réparer sa planche de surf.

La saison : partir de la date, pas du spot

C’est l’inversion qui fait la différence entre un bon et un mauvais séjour, et elle vaut pour tous les sports de vague.

Les houles naissent des dépressions de l’hémisphère opposé à celui où l’on surfe. L’hiver de l’hémisphère nord alimente l’Atlantique nord et le Pacifique nord ; l’hiver austral, de mai à septembre, alimente l’océan Indien, le Pacifique sud et l’Afrique de l’Ouest.

D’où une règle simple : on choisit d’abord la période où l’on peut partir, puis on cherche la zone qui reçoit de la houle à ce moment-là. Faire l’inverse produit des séjours sans vagues sur des spots réputés.

Le critère de tri, une fois la zone identifiée, n’est pas la hauteur moyenne annoncée mais le pourcentage de jours surfables du mois visé, mesuré sur plusieurs années.

Le niveau, et le piège du nom prestigieux

C’est l’erreur la plus fréquente et la plus coûteuse. Un spot célèbre l’est souvent parce qu’il est difficile, et un pratiquant intermédiaire y passera son séjour à ramer sans rien prendre.

Deux questions tranchent avant de réserver. Le spot fonctionne-t-il sur une plage de taille large, ou seulement dans du gros ? Et existe-t-il, à moins de trente minutes, une alternative praticable les jours où ça monte ?

Une destination sans repli est une destination à une seule condition, ce qui est un pari sur une semaine. Le cas est bien illustré par le surf au Maroc, où la densité de spots proches change complètement le rapport au risque.

Ce qu’il faut vérifier avant de partir

L’assurance. Trois points : l’extension territoriale de la responsabilité civile, le rapatriement, indispensable sur une destination éloignée, et l’exclusion fréquente de la pratique hors zone surveillée, qui décrit à peu près tout voyage de surf.

La santé. Sur un spot corallien, une coupure s’infecte vite. Un antiseptique et des pansements imperméables font davantage pour un séjour que n’importe quel accessoire.

La combinaison. Les températures d’eau annoncées pour une destination sont des moyennes, et le vent change tout : prévoyez un cran plus chaud que ce qu’indiquent les tableaux, selon les repères de l’épaisseur de combinaison.

Sur place : la première demi-journée

Elle décide souvent du reste du séjour, et elle se passe à terre.

Repérez les spots depuis la route plutôt que depuis l’eau, à différentes marées si possible. Demandez à l’école locale, non pas où sont les vagues, mais où vous devriez aller vu votre niveau : c’est une question à laquelle un moniteur répond honnêtement, et qui vaut mieux qu’un forum.

Prenez une séance encadrée le premier jour, même à niveau confirmé. Un guide vous économise trois jours d’errance et vous signale les courants que personne ne mentionne dans les guides.

La réserve

Un voyage de surf ne fait pas progresser autant qu’on l’imagine. Surfer six jours d’affilée sans habitude produit surtout de la fatigue, et les blessures de séjour surviennent presque toujours le cinquième ou le sixième jour. Une journée sans, volontairement, améliore les trois dernières sessions.

Deuxième réserve : la surfréquentation des destinations connues est devenue le premier facteur de déception, avant la houle. Un spot correct et vide vaut mieux qu’un spot excellent avec quarante personnes au pic.

Enfin, le calcul honnête : le prix de deux séjours lointains équivaut souvent à une année entière de sessions près de chez soi, avec bien plus d’heures à l’eau au total. Le voyage se justifie pour la découverte et la régularité des conditions, pas pour le volume de pratique.

Questions fréquentes


Comment préparer un voyage de surf ?

Dans un ordre précis. D’abord décider si vous emportez vos planches, ce qui commande le budget et parfois la destination. Ensuite choisir la période où vous pouvez partir, puis seulement la zone qui reçoit de la houle à ce moment-là. Vérifier que le spot fonctionne sur une plage de taille large et qu’il existe une alternative à moins de trente minutes. Enfin l’assurance, avec rapatriement, et une combinaison un cran plus chaude que les tableaux ne l’indiquent.


Faut-il emporter sa planche en voyage de surf ?

Cela dépend du séjour, contrairement au bodyboard où la réponse est presque toujours oui. Emportez dès que le séjour dépasse une dizaine de jours, dès que votre niveau rend le matériel personnel déterminant, et systématiquement sur une destination à vagues sérieuses, où une planche inconnue devient un facteur de risque. Louez pour un séjour court, sur une destination au parc correct, ou quand le surf n’est qu’une activité parmi d’autres.


Quelle est la meilleure période pour partir surfer ?

Celle où vous pouvez partir : on choisit la date, puis la zone qui reçoit de la houle à ce moment. Les houles naissent des dépressions de l’hémisphère opposé, si bien que l’hiver de l’hémisphère nord alimente l’Atlantique nord et le Pacifique nord, tandis que l’hiver austral, de mai à septembre, alimente l’océan Indien, le Pacifique sud et l’Afrique de l’Ouest. Triez ensuite sur le pourcentage de jours surfables du mois visé, pas sur la hauteur moyenne annoncée.


Comment protéger sa planche de surf en avion ?

Trois précautions couvrent l’essentiel, sachant qu’une planche casse rarement en vol mais sur les tapis à bagages et dans les trajets terrestres. Protégez le nose et le tail, qui encaissent tous les chocs, avec de la mousse de tuyauterie fendue. Retirez les ailerons et emballez-les à part, un aileron laissé en place agissant comme un levier qui arrache son boîtier. Et remplissez les vides de la housse avec les combinaisons et les serviettes.