Bodyboard

Leash de bodyboard : poignet ou biceps, et ce qui lâche

Choisir Leash bodyboard

Le leash est la pièce la moins chère de l’équipement de bodyboard et la seule dont la rupture met fin à la session sur-le-champ. Il relie la planche au bras, et son rôle dépasse largement le confort : une planche qui part seule dans une série devient un projectile pour les autres pratiquants. C’est autant un accessoire de sécurité collective qu’un moyen de ne pas nager jusqu’au bord.

Poignet ou biceps, le choix qui structure tout

Le leash de poignet se porte au-dessus de la main. Il est immédiat à mettre, se retire en une seconde, et convient à la position allongée classique. Son défaut apparaît en drop knee et dans les vagues puissantes : le cordon passe devant le visage et gêne les appuis, parce que la main est justement l’outil de direction.

Le leash de biceps se porte sur le bras, au-dessus du coude. Il dégage complètement les mains et les avant-bras, ce qui change tout dès que l’on cherche à manoeuvrer. C’est le choix majoritaire des pratiquants confirmés et de ceux qui pratiquent le drop knee.

Le compromis est simple. Le poignet est plus pratique et plus rassurant au début. Le biceps est plus performant et devient nécessaire dès que la main avant travaille vraiment.

Le plug, la pièce qu’on oublie d’inspecter

Le leash ne se fixe pas directement dans la mousse : il passe par un insert appelé plug, encastré dans le pont de la planche, généralement à l’avant droit ou avant gauche selon le côté du bras utilisé.

C’est le maillon faible du système. Un plug arraché emporte un morceau de mousse avec lui et laisse un trou qui laisse entrer l’eau. Deux vérifications avant chaque session : que le plug ne bouge pas quand on tire dessus, et que la mousse autour ne présente aucune fissure. Un plug qui commence à jouer se répare avant qu’il ne cède, sujet traité dans notre article sur l’entretien et la réparation d’une planche de bodyboard.

Ce qui distingue un bon leash

Le cordon. La quasi-totalité des modèles utilisent un cordon spiralé, qui se rétracte au repos et s’allonge sous traction. Il évite d’avoir un fil qui traîne en permanence dans les jambes. Sa longueur au repos doit rester courte, sa longueur en extension suffisante pour que la planche parte sans arracher le bras.

Les émerillons. Ce sont les pièces pivotantes aux deux extrémités. Elles empêchent le cordon de se vriller au fil des chutes. Un leash sans émerillon, ou avec un émerillon grippé, finit en cordon entortillé et raccourci après quelques sessions.

Le brassard. Sa largeur décide du confort : un brassard trop étroit cisaille le bras sous traction. Le velcro doit tenir mouillé et couvert de sable, ce qui n’est pas le cas de tous.

La fixation à la planche. La boucle qui passe dans le plug doit être remplaçable, car c’est souvent elle qui s’use la première.

Comment l’installer correctement

Le leash se monte du côté du bras qui ne dirige pas. Concrètement, si vous partez naturellement avec la main gauche sur le rail avant, montez le leash à droite, et inversement. Beaucoup de débutants font l’erreur d’installer le leash du côté de leur main directrice et se retrouvent gênés à chaque vague.

La boucle passe dans le plug puis sur elle-même, sans nœud supplémentaire. Un serrage excessif use la mousse autour du plug ; un serrage insuffisant laisse le cordon frotter et scier.

Le leash selon la vague

Le besoin n’est pas le même selon le type de spot, et c’est un critère que les descriptifs produits n’abordent jamais.

Dans un beach break tranquille, un leash standard suffit largement. La planche part peu loin, la traction reste modérée, et le confort prime.

Dans le shorebreak et les vagues puissantes, la contrainte change d’ordre de grandeur. La planche est arrachée violemment, souvent vers le bas, et c’est là que les plugs cèdent et que les cordons cassent. Un cordon plus épais et un brassard plus large deviennent justifiés, quitte à perdre un peu en légèreté.

En eau froide avec des gants, la capacité à ouvrir le brassard d’une seule main gantée devient un critère de sélection à part entière, et beaucoup de modèles échouent à ce test.

Quand le remplacer

Trois signaux, et aucun ne demande d’expertise.

Le cordon a perdu son ressort et reste allongé au repos : il a fatigué et sa résistance a baissé. Le brassard ne tient plus une fois mouillé. Ou l’un des émerillons ne tourne plus librement.

Un leash coûte peu, et il n’y a aucune logique à attendre la rupture. Elle se produit toujours au mauvais moment, c’est-à-dire dans une série, précisément quand la planche part loin.

La réserve

Un leash n’est pas un dispositif de sécurité personnelle. C’est un point important et régulièrement mal compris : il retient la planche, il ne vous maintient pas à flot et il ne remplace aucune compétence de nage. Dans un courant, une planche attachée peut même augmenter la traînée. Les vrais sujets de sécurité sont traités dans notre article sur les dangers du bodyboard.

Le leash a aussi ses risques propres. Un cordon tendu autour du bras dans une grosse série, ou enroulé sur un obstacle, crée une contrainte dont il faut pouvoir se libérer. C’est une raison de plus pour choisir un brassard qui s’ouvre d’une seule main, et de vérifier qu’il s’ouvre encore quand il est plein de sable.

Questions fréquentes


Quel leash choisir pour le bodyboard ?

Un leash de poignet pour débuter, plus pratique et plus rassurant, un leash de biceps dès que la main avant travaille vraiment, notamment en drop knee et dans les vagues puissantes. Vérifiez ensuite quatre points : un cordon spiralé court au repos, des émerillons qui tournent librement, un brassard assez large pour ne pas cisailler, et une boucle de fixation remplaçable.


Leash de poignet ou de biceps en bodyboard ?

Le poignet se met et s’enlève en une seconde et convient à la position allongée classique, mais le cordon gêne les appuis de la main avant. Le biceps, porté au-dessus du coude, dégage complètement mains et avant-bras : c’est le choix majoritaire des pratiquants confirmés et une quasi-nécessité en drop knee.


De quel côté monter son leash de bodyboard ?

Du côté du bras qui ne dirige pas. Si vous partez naturellement avec la main gauche sur le rail avant, montez le leash à droite, et inversement. L’erreur fréquente des débutants est de l’installer du côté de leur main directrice, ce qui gêne à chaque vague.


Quand changer son leash de bodyboard ?

Dès l’un de ces trois signaux : le cordon reste allongé au repos et a perdu son ressort, le brassard ne tient plus une fois mouillé, ou un émerillon ne tourne plus librement. La rupture se produit toujours dans une série, c’est-à-dire au moment où la planche part le plus loin, et le remplacement coûte peu.