Kitesurf

Accessoires de kitesurf : ceux qui évitent la session gâchée

Ce qui décide qu'une session se passe bien coûte 15 à 40 euros et manque dans la moitié des sacs. La liste par ordre de ce qu'on regrette, ce qui n'est pas indispensable malgré ce qu'on lit, et le seul objet dont l'absence coûte plus qu'un désagrément.

Photo Kitesurf board

L’aile et la planche représentent l’essentiel du budget, mais ce sont rarement elles qui gâchent une session. Ce sont les accessoires : une pompe qui lâche, un leash usé, un couteau introuvable au moment où il faut couper. Voici ceux qui comptent vraiment, classés par ce qu’ils évitent plutôt que par leur prix.

Les trois pièces de sécurité

Le leash de sécurité. Il relie le pratiquant à l’aile après un largage, ce qui évite qu’elle parte seule vers la plage ou vers d’autres usagers. Il se contrôle avant chaque session : c’est la pièce dont la défaillance transforme une manoeuvre d’urgence normale en incident.

Le couteau à lignes. Une petite lame, généralement intégrée au harnais, destinée à couper une ligne en cas d’emmêlement autour d’un membre. C’est l’accessoire le moins utilisé et le plus important : il ne sert qu’une fois, et ce jour-là il n’y a pas d’alternative. Encore faut-il qu’il soit accessible d’une seule main et qu’il coupe encore, ce qui suppose de le vérifier.

Le gilet d’impact. Il amortit les chocs à la réception et apporte une flottabilité d’appoint. Il ne remplace pas un gilet de sauvetage, distinction traitée dans notre article sur le casque et le gilet d’impact.

La pompe, le maillon faible

Elle mérite son paragraphe parce qu’une pompe hors service immobilise l’aile entière, et donc la session.

Trois points la distinguent. La qualité du tuyau et de son embout, qui sont les premières pièces à lâcher, souvent parce qu’on tire dessus. La présence d’un manomètre, qui évite de gonfler au jugé. Et la stabilité de la base, qui décide de l’effort à fournir.

Le gonflage se fait à la pression indiquée par le fabricant sur le boudin. Sous-gonflée, l’aile se déforme en vol et devient molle ; trop gonflée, elle risque la surpression, en particulier si elle reste au soleil sur la plage après le gonflage.

Ce qui sert à décider

L’anémomètre. Un petit appareil qui mesure la vitesse du vent sur place. Son intérêt n’est pas de remplacer les prévisions mais de les calibrer : au bout de quelques sorties, on sait de combien son modèle habituel se trompe sur son spot. C’est aussi ce qui permet de choisir sa taille d’aile sur une mesure plutôt que sur une impression.

Le téléphone étanche et accessible. Dans une poche adaptée sur le harnais ou le gilet. Il ne sert qu’en cas de problème, et il ne sert que s’il est sur soi. Les usages et leurs limites sont détaillés dans notre article sur les applications mobiles pour kitesurfers.

Ce qui protège le matériel

Les sacs et housses évitent la première cause de dégradation, qui n’est pas l’usage mais le transport et le stockage. Une aile pliée humide moisit, une planche transportée sans protection s’écaille sur les carres.

Le kit de réparation mérite d’être emporté : quelques pastilles de rustine pour bladder, du ruban de réparation pour toile, et des lignes de rechange. Ce sont les trois pannes qui arrivent réellement, et aucune ne se répare sur place sans matériel.

Les sangles et arrimages complètent l’ensemble pour le transport, sujet abordé dans notre article sur la manière de organiser un kitetrip.

Ce qui se porte

La combinaison se choisit sur la température de l’eau, pas sur celle de l’air. Les chaussons se justifient sur les fonds rocheux et en eau froide, où ils règlent aussi le problème des ampoules aux straps.

Le casque divise les pratiquants. Il n’est pas obligatoire dans la pratique de loisir, mais les chutes en freestyle et les contacts avec la planche lors des réceptions plaident en sa faveur, en particulier pendant l’apprentissage des figures décrit dans notre article sur les figures avancées de kitesurf.

Ce dont on peut se passer

Il faut le dire aussi, parce que le rayon accessoires est vaste et le marketing efficace.

Les compteurs de performance et les capteurs de saut n’améliorent rien à la pratique, ils la documentent. Les leashs de planche sont même déconseillés en kitesurf par une grande partie des pratiquants et des écoles, la planche revenant sur le pratiquant après une chute. Et les gadgets de fixation d’aile sur la plage se remplacent par du sable et un peu de méthode.

La réserve

Les accessoires de sécurité ne se contrôlent qu’en les testant. Un leash qu’on n’a jamais largué, un couteau qu’on n’a jamais sorti et un système de dépressurisation qu’on n’a jamais déclenché ne sont pas des équipements, ce sont des objets. La vérification se fait à terre, au calme, et elle se refait après chaque saison de stockage.

Aucun prix de référence ne peut être donné ici. Les tarifs varient trop selon les marques, les millésimes et le marché de l’occasion, et les montants publiés en ligne se périment vite. La seule règle qui tienne est de ne pas économiser sur les trois pièces de sécurité, dont le coût est de toute façon marginal comparé à celui de l’aile.

Questions fréquentes


Quels accessoires sont indispensables en kitesurf ?

Trois pièces de sécurité avant tout : le leash qui retient l’aile après un largage, le couteau à lignes intégré au harnais, et le gilet d’impact. Viennent ensuite la pompe, dont la défaillance immobilise l’aile et donc la session, et les protections de transport. Le reste relève du confort ou de la mesure.


À quoi sert le couteau à lignes en kitesurf ?

À couper une ligne emmêlée autour d’un membre. C’est l’accessoire le moins utilisé et le plus important : il ne sert qu’une fois, et ce jour-là il n’existe pas d’alternative. Encore faut-il qu’il soit accessible d’une seule main et qu’il coupe encore, ce qui suppose de le vérifier régulièrement et pas seulement de le posséder.


À quelle pression gonfler une aile de kitesurf ?

À la pression indiquée par le fabricant sur le boudin, en utilisant une pompe équipée d’un manomètre plutôt qu’en gonflant au jugé. Sous-gonflée, l’aile se déforme en vol et devient molle. Trop gonflée, elle risque la surpression, en particulier si elle reste exposée au soleil sur la plage après le gonflage.


Un anémomètre est-il utile en kitesurf ?

Oui, mais pas pour remplacer les prévisions : pour les calibrer. Au bout de quelques sorties, la comparaison entre l’annoncé et le mesuré indique de combien votre modèle habituel se trompe sur votre spot. Cela permet ensuite de choisir sa taille d’aile sur une mesure plutôt que sur une impression.


Faut-il un leash de planche en kitesurf ?

Une grande partie des pratiquants et des écoles le déconseillent, parce que la planche revient sur le pratiquant après une chute. La solution retenue est plutôt d’apprendre à récupérer sa planche en body drag, compétence qui fait partie des bases de l’autonomie.